Douance (haut potentiel ou précocité intellectuelle)

douance

 

L'équipe de la Clinique TDAH Montérégie et Douance-Haut-Potentiel détient également une expertise dans l'évaluation de la douance (précocité intellectuelle, haut et très haut potentiel intellectuel, surdouance). Notre équipe soutient également les individus et les famille dans l'évaluation et le traitement des difficultés de fonctionnement et d'adaptation pouvant être causées par les dyssynchronies qui caractérisent la douance (sociales, familiales, scolaires, professionnelles ou internes, c'est-à-dire entre les différentes sphères du développement de l'individu) et qui peuvent entrainer une détresse chez l'enfant, l'adolescent ou l'adulte qui en souffre.

 

Au cours des années, nous avons développé plusieurs services d'aide pour les familles, les enfants, les adolescents et les adultes doués, notamment :

 

   - Un protocole d' évaluation psychologique/neuropsychologique spécialisé qui tient compte des plus récentes connaissances   scientifiques pour non seulement diagnostiquer la douance ainsi qu'en spécifier le profil (p.ex. homogène, complexe), mais aussi dresser un portrait des forces et des faiblesses de la personne évaluée en fonction de son propre potentiel intellectuel afin de mieux guider les interventions (p.ex. mesures d'adaptation, choix de cheminement scolaire ou professionnel).

 

   - Des services de psychothérapie avec des psychologues spécialisés dans l'alliance et le travail thérapeutique auprès des enfants, adolescents, familles et adultes doués.

 

   - Du coaching spécialisé pour les parents d'enfant(s) doué(s), les enfants et les adultes doués eux-mêmes. Il s'agit d'une approche directive et brève qui vise l'actualisation du potentiel de l'individu par le développement de compétences, talents, ressources et habiletés. En groupe ou en individuel, le coaching permet de mieux comprendre et vivre avec la douance.

 

 Coaching spécialisé pour parent d'enfant/adolescent doué

2 Rencontres

(2 heures chacune)

Frais pour 2h

Groupe

Individuel

1) Être parent d’un enfant/ado avec un haut potentiel

vComprendre la douance
vComprendre son impact sur le fonctionnement familial, scolaire et social de mon enfant/ado (p.ex. dyssynchronies)

180$/

Couple

130$/

seul

260$/

couple

ou

seul

2) Favoriser son développement

vGuider les interventions à l’école et l’aider à réussir.
vFavoriser le développement de son identité et de son estime de soi.
vAvoir de bonnes relations familiales.

180$/

Couple

130$/

seul

260$/

couple

ou

seul

  

  Coaching spécialisé pour adolescent doué

2 Rencontres

(2 heures chacune)

Frais pour 2h

Groupe

Individuel

1) Comprendre ma douance et son impact sur ma vie

vAvec les autres enfants/ados de mon âge.
vÀ l’école.
vÀ la maison.

130$/

Pers.

260$/

Pers.

2) Guide de survie

vAvoir des amis.
vDévelopper mon identité et mon estime de soi.
vRéussir à l’école.
vMe sentir bien à la maison.

130$/

Pers.

260$/

Pers.

 

 Coaching spécialisé pour adulte doué

2 Rencontres

(2 heures chacune)

Frais pour 2h

Groupe

Individuel

1) Comprendre la douance et son impact sur ma vie :

vSociale
vFamiliale
vProfessionnelle

130$/seul

180$ avec un proche

260$/seul ou avec un proche

2) Comment m’adapter et me sentir heureux(se)

 

130$/seul

180$ avec un proche

260$/seul ou avec un proche

En petit groupe de 6 à 8 personnes

(soirs de semaine)

ou

Rencontres individuelles selon les disponibilités des professionnels

(contenu et nombre de rencontre selon vos besoins)

 

Pour connaître l'horaire des prochaines rencontres ou réserver votre place :

450-845-4859

 

 

 

haut potentiel

 

 

 

Doués et oubliés ... la suite ?

 

Avez-vous vu le documentaire Doués et oubliés : maman quand est-ce que j’apprends ? diffusé à Télé-Québec le 3 octobre 2016 ? Si vous l’avez manqué, vous pouvez le visionner à www.telequebec.tv. Vous constaterez qu’il est temps que le Québec se sensibilise à la réalité de nos jeunes doués. Je travaille depuis 8 ans avec des doués, et je constate chaque jour qu’un grand nombre souffre, mais aussi que nous passons à côté d’un immense potentiel.

 

Pour donner suite au documentaire de Marie-Pier Duval, je vous propose un article divisé en six parties (publié sur le site Internet de SOS prof). La PARTIE 1 et la PARTIE 2 ont pour objectif de vous aider à comprendre la douance. Dans la PARTIE 3, j’aborderai les autres troubles qui y sont souvent associés ainsi que le fonctionnement scolaire des doués. La PARTIE 4 portera sur les nombreux tabous qui entourent la douance. La PARTIE 5 vous aidera finalement à dépister les enfants doués et dans la PARTIE 6, je vous guiderai concrètement sur ce que vous pouvez faire pour les aider. 

 

 

 

PARTIE 1

La douance, qu’est-ce que c’est ?

  

Douance, surdouance, haut potentiel ou précocité intellectuelle ?

 

Premier problème. On manque encore de consensus sur la terminologie. En France, une tendance vers le terme « précocité intellectuelle » semble émerger, mais y on retrouve aussi souvent le terme «surdouance». Au Québec, on tend plutôt vers «douance» et «haut potentiel intellectuel (HP ou HPI)».

 

Deuxième problème, pour comprendre la douance, il faut d’abord comprendre ce qu’est l’intelligence.    

 

L’intelligence, c’est quoi ?

 

Excellente question ! Plusieurs chercheurs dans le monde se la pose d’ailleurs depuis des décennies et un débat scientifique est toujours présent. Y a-t-il un seul facteur d’intelligence générale qui, quoique décomposable (verbale, non verbale, etc.), est commun à tous et prédicteur de réussite ? Ou l’intelligence a-t-elle de multiples facettes (linguistique, logico-mathématiques, etc.) qui prédiront la réussite dans un domaine particulier ?

 

Unique ou multiple, les chercheurs s’entendent généralement sur le fait que l’intelligence c’est :

1)     Notre capacité à penser, réfléchir et comprendre ;

Et

2)     Notre capacité à nous adapter, à agir et à créer.

 

On sait que l’intelligence est biologique, présente dès notre naissance. Elle n’est pas causée par l’éducation ou l’environnement, même si elle entrera bien évidemment en interaction avec la façon dont nous seront élevés ou le milieu dans lequel nous nous épanouirons. En bref, l’intelligence est causée par des milliers de nos gènes. Et nos gènes, ce sont nos parents qui nous les transmettent.

 

Maintenant, comment fait-on pour savoir si quelqu’un est plus ou moins intelligent que les autres ?

 

Comment mesure-t-on l’intelligence ?

 

Même si des débats statistiques et conceptuels existent sur la façon de mesurer l’intelligence, on sait que les tests de quotient intellectuel (QI) mesurent bien ce qu'on entend généralement par «intelligence».

 

Pour démystifier les mythes entourant l’intelligence et le QI, n’hésitez pas à visiter : www.douance.org.

 

En bref, sachez qu’une évaluation réalisée par un (neuro)psychologue, qui tient compte du développement global de la personne et qui inclut un test de QI, est une mesure valide de l’intelligence.

 

Tous les (neuro)psychologues formés pour le faire peuvent évaluer l’intelligence. Maintenant, ils ne sont pas tous spécialisés en douance. Il est conseillé de «magasiner» le lien de confiance et les compétences du professionnel qu’on consulte parce que vous verrez dans le prochain article que la douance peut être complexe à évaluer et masquée par d’autres troubles. 

 

Ceci étant dit, avant de dire ce qu’est la douance, il est utile de comprendre ce que ce qu’elle n’est pas 

 

Être doué, qu’est-ce que ce n’est pas ?

 

La Figure 1 vous montre la répartition, dans la population, des quotients intellectuels obtenus à un test de QI classique. On y lit que 68% des gens sont dans la moyenne.  Le rythme d’apprentissage et les objectifs scolaires sont pensés pour eux. À moins de faire face à des difficultés dans leur développement, ils réussiront à l’école et auront un fonctionnement normal à l’âge adulte.

 

On y voit ensuite que 13,5% des gens ont une intelligence supérieure (au-dessus de la moyenne) et qu’un autre 13,5% ont une intelligence inférieure (au-dessous de la moyenne). La recherche montre que les premiers auront plus de facilité à l’école grâce à leur rythme d’apprentissage plus rapide. En majorité, ce sont les enfants «bons à l’école» qui ont ensuite une vie professionnelle performante. Tandis que les seconds auront difficultés d’apprentissage pour lesquelles ils auront du soutien et un cheminement adapté. Au final, la majorité obtiendra un emploi et atteindra un bon niveau de vie.

 

Au total, 95% des gens autour de nous qui parviennent, avec leurs forces et leurs faiblesses, à s’adapter et à fonctionner dans la société à différent niveaux.

 

Tout cela, ce n’est pas la douance.

 

Figure 1. Courbe de répartition normale des QI selon Wechsler (Courbe de Gauss)

 

clinique de psychologie tdah montérégie 

Tribulations d'un petit zèbre (2012). www.lenigmedupetitzebre.fr

  

Et le bas de la courbe ?

 

On voit qu’il y a 2,5% des personnes qui (si elles ont également des limitations dans leur adaptation quotidienne) ont une déficience intellectuelle (DI). Heureusement, la DI est reconnue par le Ministère de la Santé et des Services Sociaux ainsi que par le Ministère de l’Éducation. En vertu de la Loi sur les services de santé, les personnes DI bénéficient d’aide financière et technique, de services publics spécialisés en réadaptation ainsi que de classes et d’écoles adaptées. N’hésitez pas à vous sensibiliser sur la déficience intellectuelle, en visitant notamment le www.amdi.info.

 

Bien entendu, cela non plus, ce n’est pas la douance.

 

Donc être doué, qu’est-ce que c’est ?

 

Actuellement, on tend à définir comme ayant un haut potentiel intellectuel, les individus avec un QI supérieur à 130, donc autour de 2,5% de la population. En France, plusieurs auteurs recommandent un seuil de 125, ce qui inclut plutôt 5% de la population.

 

En résumé, un enfant doué est AUSSI éloigné et différent de la moyenne qu’un enfant avec une DI. Il devient donc logique de croire que les d’enfants doués apprennent, eux aussi, différemment et que l’école n’est probablement pas adaptée à leurs besoins à tous.   

 

Il va sans dire que cette définition ne vous aide pas à dépister les jeunes doués dans votre classe ou dans votre famille. Heureusement, vous verrez ci-après que la douance ce n’est pas juste une question de QI !

 

 

 

PARTIE 2

La douance, qu’est-ce que c’est d’autre ?

 

Nous avons vu dans un premier article qu’on tend à définir la douance (ou haut potentiel intellectuel) par un quotient intellectuel (QI) supérieur à 125 ou 130 (mesuré par test d’intelligence administré par un psychologue dans le cadre d’une évaluation globale du développement), ce qui inclut autour de 2,5% à 5% de la population.

 

Vous avez aussi constaté qu’un enfant doué est AUSSI éloigné et différent de la moyenne qu’un enfant avec une DI. Il devient donc logique de croire que les d’enfants doués, eux aussi, apprennent différemment et que l’école n’est probablement pas adaptée à leurs besoins à tous.

 

Douance = QI ?

 

A partir de l'âge de 6 ou 7 ans, le QI reste plutôt stable pour le reste de notre vie. Il est certain que notre destinée n’est pas seulement déterminée par notre QI. Cependant, la recherche montre qu’il s’agit du facteur le plus important associé à la réussite scolaire et professionnelle ainsi qu’au statut socio-économique d’une personne.

 

Mais attention, la douance ce n'est pas juste une question de QI. Certaines personnes précoces intellectuellement peuvent même obtenir des résultats hétérogènes ou des difficultés aux tests de QI traditionnels. Cependant, elles ont toutes habituellement des résultats très supérieurs à la moyenne des individus du même âge chronologiques à certaines ou plusieurs tâches mesurant le QI (p.ex. raisonnement verbal, capacité d'abstraction).

 

Deux profils de douance 

 

En fait, les récentes études de l’équipe du Dr Olivier Revol, psychiatre français et chef de file dans la recherche sur la douance, indiquent deux profils d’enfants à haut potentiel (HP) :

 

1.      Homogène (ou laminaire), c’est-à-dire avec un développement cognitif harmonieux et une grande facilité à apprendre. C’est l’image plus typique qu’on peut se faire d’un enfant HP. Selon Fanny Nusbaum, docteure en psychologie et chercheure au Centre Psyrene de Lyon, la majorité de ces enfants réussissent assez bien à s’adapter. Ils sont toutefois très sensibles aux attentes des autres. Ils fonctionnent généralement bien à l’école, mais peuvent s’ennuyer et vivre de l’anxiété ainsi que des difficultés sociales (p.ex. isolement, sentiment d’être incompris).

 

2.      Hétérogène (ou complexe), c’est-à-dire avec de grandes disparités entre leurs différentes capacités cognitives, ce qui peut générer des troubles d’apprentissage, des troubles moteurs ou des troubles de langage pouvant même masquer la douance. Selon Dre Nusbaum, ce profil est caractérisé par un cerveau qui pense constamment, une très grande créativité intuitive et une pensée analogique qui rend la planification très difficile.  Attachant et généreux, ces enfants sont souvent non conventionnels et hypersensibles. Leur réussite scolaire est très variable (de la réussite à l’échec) et dépend souvent de leur relation avec l’enseignant.

 

 L’étude de Guénolé et ses collègues (2015) révèle que 42% des enfants HP de leur échantillon ont un profil hétérogène et que chez 95% d’entre eux, ce sont leurs habiletés verbales (vocabulaire, compréhension, raisonnement) qui sont supérieures à leurs habiletés non verbales (traitement visuel et spatial, raisonnement logico-mathématique). Ils sont plus à risque d’être en difficultés scolaires et sociales ainsi que de présenter des problèmes émotionnels et comportementaux. Les HP homogènes quant-à-eux sont plus anxieux face à leur vie sociale que les HP hétérogènes, mais sont en général plus équilibrés et adaptés.    

 

D’autres caractéristiques

 

Par ailleurs, d'autres particularités communes ont été documentées chez les doués :

·        Hypersensibilité sensorielle ;

·        Hypersensibilité émotive ;

·        Très grande curiosité ;

·        Besoin viscéral de comprendre ;

·        Ennui profond et destructeur quand ils manquent de stimuli intellectuels ;

·        Très fort sentiment d'être différent des autres ;

·        Des façons d’apprendre très différentes des autres enfants de son âge ;

·        Intolérance à sa perception d’injustice.  

 

Nous reviendrons sur les caractéristiques des enfants doués et sur les meilleurs indices pour les reconnaître dans un prochain article.

 

Dyssynchronie 

 

C’est un mot que vous risquez d’entendre si vous rencontrez un enfant doué. En effet, la douance est associée à des difficultés persistantes d'adaptation et de fonctionnement, conséquences des décalages entre le développement intellectuel des personnes douées et les autres sphères de leur développement (affectif, social, scolaire, etc.). Jean-Charles Terrassier décrit ce syndrome de dyssynchronie dans son livre " Les enfants surdoués ou la précocité embarrassante" (1999, Édition ESF).

 

Les dyssynchronies s’expriment dans plusieurs environnements : 

1)     Scolaire ou professionnel (ennui, difficultés à apprendre, distraction lorsque peu stimulé, résultats très variables, sous performance, etc.),

2)     Social (difficultés à entrer en relation avec les autres, à comprendre les limites, les normes sociales et le cadre de la moyenne des gens, isolement, sentiment d’être incompris, etc.),

3)     Interne à la personne, c’est-à-dire que l’enfant doué peut non seulement vivre un décalage entre le développement de ses différentes capacités intellectuelles (profil hétérogène que nous venons de décrire), mais aussi entre son développement intellectuel et psychomoteur (maladroit, difficulté à écrire, très habile dans certaines tâches et très peu dans d’autres, etc.) ainsi qu’entre son développement intellectuel et attentionnel (attentif si stimulé, mais en deçà de son potentiel intellectuel, distrait, désorganisé, manque de concentration, etc.) ou entre son développement intellectuel et affectif (comportements immatures et contradictoires avec leurs habiletés intellectuelles, anxiété, frustration, etc.). 

 

 

 

PARTIE 3

Et les troubles associés à la douance ?

 

Serez-vous surpris d’apprendre que nous n’avons pas de données empiriques qui montrent quelle proportion des enfants à haut potentiel (HP) ont également un trouble d’apprentissage (TA) (les dys, p.ex. dyslexie), un déficit d’attention (TDAH) ou un trouble du spectre autistique (TSA) ? Les données de recherche sont embryonnaires, mais en voici quelques-unes.

 

Douance et trouble d’apprentissage ?

 

Dans son mémoire de 2015, disponible sur le site de Haut Potentiel Québec, Caroline Mann Kiefer, orthophoniste française, montre que 45% des enfants doués de son échantillon ont un TA. De ceux-ci, 18% seulement sont diagnostiqués (l’équivalent de ce qu’on retrouve dans la population générale) et ils le sont en moyenne 3 ans et 3 mois plus tard que les enfants non doués. Les principaux TA présents chez les doués sont les dyslexies-dysorthographies phonologiques ainsi que les dyspraxies (maladresse, trouble de la coordination motrice, écriture illisible). Des chercheurs allemands ont récemment montré que la grande mémoire (visuelle et langagière) et le vocabulaire plus avancé des enfants doués cachent très souvent la présence des dyslexies.

 

Douance et spectre autistique (TSA)

 

Dans leur revue de la littérature scientifique, Burger-Veltmeijer et ses collègues (2011) révèlent un problème inquiétant quant aux diagnostics possiblement erronés d’autisme chez les doués et au fait qu’on risque de manquer la douance chez les enfants ayant un diagnostic d’autisme. En fait, plusieurs auteurs indiquent un chevauchement des caractéristiques propres aux TSA et aux doués, particulièrement ceux à profil hétérogène. Ceci serait particulièrement le cas chez ceux qui ont des habiletés non verbales supérieures à leurs habiletés verbales, mais aussi chez ceux avec un très haut QI (≥145). En fait, les TSA et les doués partagent souvent les caractéristiques suivantes : 

·        Intérêts très vifs et très absorbants qu’ils partagent peu avec les autres ;

·        Habiletés sociales qui paraissent limitées, retrait social ;

·        Mauvaise compréhension des règles de la communication sociale ;

·        Humour particulier ;

·        Langage formel ;

·        Pensée divergente ;

·        Perfectionnisme excessif, préoccupation pour les détails ;

·        Maladresse motrice ;

·        Hypersensibilités sensorielles ;

 

Douance ou TDAH ?

 

Le débat est actuellement vif sur le sujet. On sait que 1) le TDAH est le diagnostic le plus fréquent chez les doués et 2) qu’il y aurait beaucoup de doués dans les populations de TDAH. Cependant, des spécialistes américains estiment qu'environ 50% des doués qui reçoivent un diagnostic de TDAH ne le seraient pas réellement.

 

Pourquoi ? Parce que la majorité des (neuro)psychologues qui évaluent le TDAH croient que la douance ce n’est qu’un QI ≥ 130. Ce que la douance n’est pas. Cette méconnaissance fait en sorte qu’ils attribuent à un «TDAH» à ce qui serait en fait des comportements et des profils cognitifs «normaux» chez les doués. Mais aussi, parce que les comportements TDAH et les comportements HP se ressemblent énormément. Par ailleurs, les difficultés de planification et les comportements d’inattention sont plus fréquents chez les doués que chez les «non doués».

 

Douance + TDAH ?

 

Malheureusement, on comprend encore très mal les liens, pourtant tissés serrés, entre douance et TDAH. Pour le moment, une des rares équipes de recherche à se spécialiser sur le sujet (Antshel, 2008 ; Antshel et al., 2007) a démontré que le diagnostic de TDAH est bien valide chez les enfants HP et qu’il est présent chez 5% d’entre eux (comme dans la population générale).

 

Ces chercheurs montrent qu’en comparaison aux enfants HP sans TDAH, les HP avec TDAH redoublent plus souvent, ont besoins de plus d’aide à l’école et développent plus de troubles psychiatriques à l’adolescent (épisodes dépressifs, trouble d’opposition, phobies sociales, trouble obsessif-compulsif). Des chercheurs de Montréal ont par ailleurs montré que le traitement du TDAH avec du méthylphénidate (Concerta®, Ritalin®) est aussi efficace chez les enfants doués que chez ceux dont les capacités intellectuelles sont dans la normale (Grizenko et al., 2012).

 

 Pour pousser la réflexion, voyez aussi le dossier sur la douance et le TDAH dans La Presse + à

 

http://plus.lapresse.ca/screens/0bbc2d71-f430-4858-bd1a-051412720c8d%7C5kT31J965rvg.html

 

Comment fait-on la différence ?

 

En attendant que la recherche soit plus éclairante, sachez que les doués sans TDAH sont généralement capable d’être attentif et réussissent bien à l’école, mais n’oubliez pas qu’ils deviennent inattentifs, agités et impulsifs lorsqu’ils ne sont pas assez stimulés.  

 

Notre expérience clinique montre que les doués avec TDAH sont encore plus … TDAH ! Par ennui, il bouge encore plus et sont encore plus impulsif (surtout les garçons). Ils sont encore plus revendicateurs et contestataires que les doués sans TDAH. Mais surtout, ils supportent souvent mal l’échec puisqu’ils manquent de contrôle sur leur performance, souvent très variable et en-dessous de leurs capacités intellectuelles. Par manque d’inhibition, ils sont encore plus intenses dans leur vécu émotif, dans leurs actions et dans leurs intérêts.

 

Douance et réussite scolaire

 

On ne connaît pas la situation des élèves doués au Québec. En France, 43% des enfants HP n’obtiennent pas l’équivalent d’un diplôme d’études collégiales (cégep). Dans sa brochure à l’intention des enseignants, Haut Potentiel Québec révèle des statistiques fournies par l’Association Française pour les Enfants Précoces qui montrent que les doués réussissent bien à l’école primaire, mais qu’au milieu du secondaire, 1/3 excellent, 1/3 sont moyens et 1/3 sont en échecs. Inquiétant non ?   

 

Finalement

 

On sait également que les doués, autant les enfants que les ados ou les adultes, ont une forte tendance à argumenter et donc à paraître opposants. Ils vivent souvent de l’anxiété sociale et présente souvent une dépression existentielle.

 

 

 

PARTIE 4
Pourquoi n’en parle-t-on pas plus ?

 

Chut … tabou !

 

La douance est encore très taboue au Québec. Nous sommes plus de 10 ans en retard sur la France (et déjà plusieurs années en retard sur d'autres provinces du Canada) à l'égard de notre acceptation, de notre compréhension et de notre soutien aux jeunes à haut potentiel intellectuel (HP). Pourquoi ? Plusieurs hypothèses sont possibles.

 

La première hypothèse repose sur nos racines gréco-chrétiennes qui survalorisent l’humilité en associant la honte à la richesse et en donnant naissance au mythe historique des québécois «nés pour un petit pain». Conséquences ? Si vous annoncez à vos proches que votre enfant à une déficience intellectuelle, vous recevrez (je l’espère) de la compassion. Mais ceux qui annoncent une douance, reçoivent souvent un air de condescendance, une écoute bienveillante, mais mêlée d’un certain mépris pour leur affirmation que leur enfant est «plus intelligent». Imaginez les parents qui doivent en parler à l’école ou à leur. Mêmes certains psychologues, peu sensibilités, risquent de ne pas les comprendre entièrement. 

 

Deuxième hypothèse : l’argent. Imaginez ce que pourrait coûter la reconnaissance et la prise en charge par le système publique des besoins particuliers d’un autre 2% à 5% de sa population. La logique pourrait rendre certains organismes subventionnaires moins enclins à promouvoir la recherche sur le sujet. Heureusement, il existe tout de même certaines études et thèses sur les personnes HP. Vous pouvez en consulter quelques-unes à www.hautpotentielquebec.org/recherche-universitaire-doctorat-memoire.

 

 Il s’agit de suggestions d’idées, non exhaustives et non mutuellement exclusives. Chose certaine, sachez que le débat ne date pas d’hier dans les commissions scolaires québécoises. D’un côté, les défenseurs des besoins particuliers des élèves HP. De l’autre, ceux qui craignent l’élitisme et l’inégalité. Le combat est parfois sanglant, croyez-moi.

 

À ce jour, seule la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys s’est doté d’une « Politique des élèves doués et talentueux » et ce, depuis 2011. À la Commission scolaire de Montréal, une école primaire (Fernand-Seguin) offre un programme particulier en douance. Pour connaître les écoles primaires offrant des programmes particuliers pouvant convenir à certains profils de jeunes doués ou talentueux, visitez : www.adaptationscolaire.net/themes/douance/projdopr.htm et pour les écoles secondaires, visitez : www.adaptationscolaire.net/themes/douance/projdose.htm#monteregie. C’est un début. Surtout pour les élèves HP homogènes et académiques. Toutefois, nous sommes encore très loin de répondre aux besoins des élèves HP hétérogènes ou avec troubles associés. Ceux qui vivent des difficultés scolaires, abandonnent l’école et sont plus mésadaptés, avec tous les coûts collatéraux pour eux-mêmes et pour la société.

 

Comprendre d’où on vient, ça peut nous permettre de comprendre où on va. La suite du documentaire nous l’avons tous entre nos mains : sensibiliser à la douance nos proches, nos écoles, nos intervenants (médecins, psychologues, travailleurs sociaux et autres) et nos décideurs (scolaires, administratifs, politiques) … et tenter de nous adapter.

 

Qui s’adapte à qui ? Et comment ?

 

L’adaptation est un processus naturel chez tous les humains qui permet de se protéger de la désorganisation provoquée par quelque chose de nouveau qui est perçu comme menaçant. Beaucoup d’auteurs décrivent encore un processus d’adaptation en cinq étapes : choc, déni, détresse, détachement et acceptation. On sait aujourd’hui qu’on ne passe pas nécessairement par toutes ces étapes, et pas nécessairement dans cet ordre. On peut en sauter certaines et faire plusieurs allers-retours. Je vous propose de vous accompagner dans une partie de votre processus, comme je le fais chaque jour avec des doués et leur famille.

 

1)     Le choc

 

Plusieurs personnes ne savaient sincèrement pas que les enfants et les adultes HP pouvaient souffrir et être handicapés dans leur fonctionnement.  En fait, le choc est là. On peut y réagir de façon très différente les uns des autres. Vous pourriez, par exemple, être révolté de la situation, inquiet, attristé ou encore indifférent.

 

2)     Le déni ou la banalisation

 

« Ça ne se peut presque pas, avoir un haut potentiel, ça doit être bon dans la vie. Les enfants doués fonctionnent comme les autres, ou mieux. » Certains pourraient croire qu’il n’y a pas d’enfants doués dans leur entourage. Pour démystifier plusieurs mythes, n’hésitez pas à visiter : www.douance.org.

  

3)     L’impuissance ou la détresse

 

« Je pense que j’ai peut-être un jeune doué dans ma classe. Ou mon enfant est peut-être doué. Je fais quoi maintenant ? » Heureusement il existe des ressources. D’ailleurs, un regroupement mérite votre attention. Il s’agit de Haut Potentiel Québec dont la mission est de «rassembler et diffuser les connaissances et les ressources liées à la douance dans le but de soutenir les familles et de sensibiliser la population aux enjeux liés à la douance.» (www.hautpotentielquebec.org).

 

4)     Le détachement (ou le temps qui passe)

 

Pas de miracle, il faut se laisser du temps pour s’informer et cheminer, obtenir des réponses et s’outiller pour évoluer comme individu et comme société.  

 

5)     L’acceptation

 

Pour finalement, accepter véritablement et s’adapter. Selon le Centre d’études sur le Stress humain, fondé et dirigé par Dre Sonia Lupien, Ph.D., psychologue, il existe deux types d’adaptation possible (www.stresshumain.ca) :

1.      L’adaptation centrée sur les problèmes : « cette stratégie implique le changement actif de la

2.      situation qui est à la source du stress. Vous vous concentrez sur le problème. » (p.ex. analyser la situation, appliquer des leçons apprises).

3.      L’adaptation centrée sur les émotions : « cette approche plus passive, consiste à changer votre réaction émotionnelle face à la situation. Vous vous concentrez sur vos émotions. » (p.ex. ruminer, éviter, nier, blâmer, chercher du support social).

 

Parce que les valeurs chrétiennes, c’est aussi l'amour du prochain, l'accueil de l'étranger et le respect de l'autre, tous ceux qui ont l’éducation et le bien-être des enfants à cœur se doivent d’être sensibilités à la douance. Espérons que d'autres documentaires de sensibilisation suivront sur les adolescents et les adultes doués qui vivent un lot bien différent de défis et de souffrances. 

 

 

 

 PARTIE 5
Comment dépister les doués ?

 

Chez les enfants

 

Plusieurs auteurs et spécialiste en douance ont tenté de dresser un portrait des enfants doués. Haut Potentiel Québec dresse le portrait suivant (www.hautpotentielquebec.org/portrait) :

 

«Sur le plan intellectuel :

  • une grande curiosité (les « pourquoi ? »  sous toutes leurs formes)
  • une grande capacité d’attention sur les sujets qui l’intéresse
  • un langage élaboré, structuré (voire précoce), dès le plus jeune âge, ce sont des enfants qui n’ont pas ou très peu parlé « bébé »
  • un intérêt pour les jeux compliqués
  • l’envie d’apprendre à lire avant l’âge « classique »
  • un grand intérêt pour les lectures « encyclopédiques »
  • un grand intérêt pour les questions métaphysiques (la vie, la mort, la création de l’Univers, les origines, …)
  • un changement rapide des champs d’intérêts dès qu’ils sont maîtrisés
  • une grande mémoire
  • un grand sens de l’observation / du détail
  • une pensée créatrice, divergente qui peut générer un manque d’organisation

Sur le plan affectif / comportemental :

  • une très grande sensibilité émotionnelle face à  l’injustice, les reproches, l’échec
  • Une tendance à la négociation dû, entre autre, à un profond besoin d’équité
  • une hyperesthésie des sens (visuelle, auditive, olfactive …)
  •  un besoin de sommeil inférieur à la moyenne
  • un très grand sens de l’humour
  • une grande empathie
  • des peurs non « conventionnelles » pour leur âge (peur de la mort vers 3 ans, ou peur de la fin du monde car le soleil explosera un jour … par exemple)
  • une préférence pour lier des amitiés avec des enfants plus âgés ou des adultes …
  • un besoin énorme de stabilité affective
  • une faible tolérance à l’autorité « brute », ces enfants demanderont sans arrêt la justification d’une règle surtout si elle n’a aucun sens à leurs yeux
  • un esprit critique très développé
  • un perfectionnisme qui amène doute, peur de l’échec et/ou proscratination
  • une motivation liée à l’intérêt

Sur le plan scolaire :

  • une grande capacité ET rapidité d’apprentissage (le besoin de répétition est faible ou inexistant)
  • de possibles difficultés en calligraphie (surtout chez les garçons)
  • une forte résistance à l’apprentissage dit « par-coeur »
  • un ennui (rêverie ou agitation) qui peut être confondu avec du TDA(H) alors que l’attention est présente.
  • une difficulté à justifier ces résultats, à argumenter (il « voit mentalement » mais ne sait pas expliquer sa réflexion)
  • des résultats en dent scie en fonction des matières et des enseignants (lié à l’affectif)
  • une excellente expression orale pour un écrit « catastrophique »
  • une absence apparente de méthodologie, ces enfants préfèrent utiliser « leur » méthode vs les méthodes scolaires et auront besoin d’aide sur ce point.»

Vous pouvez aussi trouver d’autres très bons portraits d’enfants doués :

 

·        www.journaldesfemmes.com/maman/expert/52566/portrait-des-enfants-doues.shtml  www.lenigmedupetitzebre.fr/enfant-a-haut-potentiel-intellectuel-c23993807

 

Bien sûr, chaque enfant est unique et ne présente pas toutes ces caractéristiques. Par ailleurs, il existe énormément de différences entre chaque enfant doué.

 

Caroline Mann Kiefer, orthophoniste française, résume très bien, dans son mémoire de 2015, disponible sur le site de Haut Potentiel Québec, que du côté des chercheurs (p.ex. Revol 2006, Siaud-Facchinm 2002), on souligne d’autres particularités des enfants doués :

·        «Une pensée en arborescence, qui se déploie simultanément dans de multiples directions et est à la fois source de grande créativité et difficulté dans la sélection de l’information pertinente.

·        Une pensée globale et intuitive, avec un raisonnement analogique qui permet de faire des liens rapidement mais rend difficile l’argumentation du raisonnement.

·        Une pensée qui a besoin de sens pour se développer et génère questionnement et besoin de comprendre pour apprendre.

·        Une pensée pour laquelle le sens des mots a son importance, paradoxalement au fonctionnement global et analogique cité plus haut, qui peut être à l’origine de malentendus avec les professeurs.

·        Une pensée qui fonctionne à l’affectif pour avancer : pour apprendre, l’enfant a besoin d’être valorisé dans ses apprentissages, d’apprécier ses enseignants et de maîtriser son environnement.»

 

Test de dépistage ?

 

Une ressource extrêmement aidante est aussi disponible à www.hautpotentielquebec.org/faut-il-tester-votre-enfant. En bas de page, vous y retrouverez un test d’identification (dépistage) des jeunes doué reproduit avec l’autorisation de l’auteur Jean-Charles Terrassier, psychologue français spécialisé en douance. Il est issu du livre de Jean-Charles Terrassier: « Les enfants surdoués ou la précocité embarrassante » (3ème édition) – ESF Edition. Vous pouvez remplir directement l’inventaire de dépistage sur le site de Haut Potentiel Québec. Il peut être utilisé pour identifier les enfants surdoués qui ont des difficultés scolaires. Les résultats apparaissent lorsque vous avez répondu à aux 21 questions.

 

Mais attention, ce test ne sert qu’au dépistage et n’a aucune valeur diagnostique. Ce n’est pas parce que le résultat indique une hypothèse de précocité intellectuelle que l’enfant en a forcément une. Et ce n’est pas parce que le test ne retient pas l’hypothèse de douance qu’elle est éliminée. Seul un (neuro)psychologue qualifié peut poser un tel diagnostic dans le cadre d’une évaluation globale de l’enfant.

 

Et les adultes ?

 

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PARTIE 6
Comment aider les personnes douées ?

 

Cette section sera terminée sous peu J

 

Dre Marianne Bélanger, Psy.D., Ph.D., psychologue, spécialisée en douance. 

Cofondatrice Clinique TDAH Montérégie et Douance-Haut-Potentiel

Cofondatrice Clinique Neuropsychologie Rive-Sud Montréal

ww.aqdouance.org

www.tdahmonteregie.com

www.neuropsychologie-montreal.com

www.facebook.com/cliniqueneuropsychologietdahmonteregie

 

 

RÉFÉRENCES

 

-Antshel, K. M. (2008). Attention-Deficit Hyperactivity Disorder in the context of a high intellectual quotient/giftedness. Developmental Disabilities Research Review, 14, 293-299.

 

-Antshel, K. M., et al. (2007). Is attention deficit hyperactivity disorder a valid diagnosis in the presence of high IQ? Results from the MGH Longitudinal Family Studies of ADHD. Journal of Child Psychology and Psychiatry, 48, 687-694.

 

- Burger-Veltmeijer, A. E.J., Minnaert, A. E.M.G., & Van Houten-Van des Bosch, E. J. (2011). The co-occurrence of intellectual giftedness and autism spectrum disorders. Educational Research Review, 6, 67-88. 

 

-Grizenko, N., Qi Zhang, D. D., Polotskaia, A., & Joober, R. (2012). Efficacy of Methylphenidate in ADHD Children across the Normal and the Gifted Intellectual Spectrum. J Can Acad Child Adolesc Psychiatry, 21, 282-288.

 

-Mann Kiefer, Caroline. (2015). Mémoire de maitrise en Orthophonie : Hauts potentiels et Troubles Spécifiques des Apprentissages : étude de la présence de TSA auprès d’une population de collégiens à hauts potentiels. 

 

-Guénolé, F., Speranza, M., Louis, J., Fourneret, P., Revol, O., & Baleyte, J-M. (2015). Wechsler profiles in referred children with intellectual giftedness : Associations with trait-anxiety, emotional dysregulation, and heterogeneity of piaget-like reasoning processes. Official Journal of the European Paediatric Neurology Society, 19, 402-410.

 

-Mann Kiefer, Caroline. (2015). Mémoire de maitrise en Orthophonie : Hauts potentiels et Troubles Spécifiques des Apprentissages : étude de la présence de TSA auprès d’une population de collégiens à hauts potentiels. 

 

-Revol, O. (2006). Même pas grave ! L’échec scolaire, ça se soigne. Paris : Jean Claude Lattès.

 

-Siaud-Facchin, J. (2002). L’enfant surdoué : l’aider à grandir, l’aider à réussir. Paris : Odile Jacob

 

 

SITES ET RESSOURCES INTERNET SUR LA DOUANCE

 

www.hautpotentielquebec.org

 

www.douance.org

 

www.mensa-quebec.org/fr

 

www.adulte-surdoue.org

 

www.neuropsychologie-montreal.com/services-enfant-a-adulte/douance-haut-potentiel

 

aqnp.ca/documentation/developpemental/douance

 

les-tribulations-dun-petit-zebre.com